Le chaser et le runner vivent et perçoivent leur vie sur des plans de conscience totalement différents. Voici donc le processus intérieur du runner : que vit le runner au contact du chaser.

Le chaser vit à travers les plans matériels (avoir, faire) et mental, tandis que le runner vit à travers les plans de consciences spirituels (intuition…) et émotionnels.

( J’ai écris un article ICI qui t’explique les différents plans de conscience).

Le runner est donc très en lien avec ses émotions malgré des attitudes trés fuyantes et une incapacité à les évoquer (plan émotionnel, spirituel mais manque le plan matériel et mental).

Quand au chaser, il ne ressent que trés peu ses émotions. Il s’est construit une barrière mentale pour éviter de les ressentir, les vivre pleinement. Il place une image mentale sur la situation, il comprend donc, mais pas d’image émotionnelle.

Contrairement au runner qui a davantage une image émotionnelle de la situation et non mentale. Il ne comprend pas, et ne veut pas comprendre/mettre de la conscience. Car cela sous entend pour lui : action ! Je ne peux plus nier….

Cela lui demanderai donc, s’il mettait en compréhension tout ce qui se passe en lui, d’engager un travail sur lui même ou plus simplement de prendre conscience de son mal être.

Au contact du chaser, le runner va ressentir toutes les émotions. Bien sur celles du chaser mais qui ne sont d’autres que les siennes.

Celles là même qu’il tente d’oublier, de fuir pour éviter de les comprendre et donc de faire un travail sur lui.

Il va sentir les peurs, la dépendance affective du chaser (mais aussi la sienne), ça va le submerger…

Lorsque tout cela devient trop fort, il va donc prendre la fuite. Son mental ne souhaite en aucun cas poser des mots sur ses émotions/ressentis…

Donc plus le chaser reconnait ses émotions, s’occupe de lui sans demander soutien, dépendance au runner, plus le runner se sent libre.

Ainsi le runner peut choisir de revenir vers le chaser, d’être dans une interaction entre eux d’eux.

Alors peut être tu me diras: donc c’est le chaser, par son travail sur ses émotions, qui initie le retour du runner?

Oui et non.

Le runner est libre de toute action dans la matière. Le chaser en reconnaissant ses émotions, en s’occupant de lui et de lui seul, diminue sa dépendance envers l’autre et ainsi ne “demande” rien à son runner.

Il peut ainsi, car il se sent moins “en pression” par les émotions du chaser (qui sont les siennes aussi), amorcer un retour (si tel est choisi!!!!).

Ses émotions ne lui reviennent plus comme un boomrang, il apprend ainsi à mettre des mots, de la conscience sur ce qu’il vit…petit à petit…à son rythme.

Ainsi le chaser vit sa vie au travers de son plan de conscience émotionnel et le runner apprend à vivre à travers son plan de conscience mental.