Lorsque l’entend parler de flammes jumelles l’on entend parler aussi de chaser et de runner. Deux termes, deux étiquettes certes mais qui sont là pour les différencier.

Les flammes jumelles sont complémentaires et opposées. Il est donc essentiel de comprendre le « fonctionnement » de chacun d’eux pour entrevoir les comportements, les schémas limitant, l’égo et donc leur évolution. Pour oser s’aimer soi et oser aimer l’autre inconditionnellement.

Le runner et le chaser: quels sont leurs « fonctionnements »?

La relation flamme jumelle a un seul but au départ : se découvrir et s’aimer avec ses blessures tout en sortant du conditionnement.

Les blessures de l’âme ont été au préalable choisit par l’âme qui s’incarne. Elles se réveillent au contact de l’autre qui est souvent en premier lieu la mère et le père.

Ce conditionnement extérieur va entrainer un conditionnement intérieur: un fonctionnement, des masques qui éviteront au futur runner, comme au futur chaser d’éviter de souffrir. Mais le revers de la médaille, bien que choisit par les âmes, l’être s’éloigne de plus en plus de lui même. Et la relation flamme jumelle va entrainer ce retour vers soi.

Les différentes « façons d’agir » indiquées si dessous sont générales. Car en fonction de l’éducation , des expériences de vie, des  choix d’âme entraineront forcement des  variantes.

Le chaser:

Beaucoup d’avis divergent sur la polarité des flammes mais pour ma part le chaser est yang: il « fait », en permanence. Sa blessure principale est l’abandon. Il a tellement souffert de celle-ci qu’aujourd’hui son masque est le contrôlant. Il essaye de contrôler son extérieur, mais aussi bien son intériorité. En effet il va nier, enfermer dans une malle son enfant intérieur pour éviter qu’il souffre à nouveau. Donc dans bien des situations, le chaser a dû grandir « vite » dans son enfance, devenir indépendant.

Ce contrôle va faire peur au runner. Il va être terrorisé à l’idée de perdre sa liberté d’agir comme il l’entend;

Le runner:

Le runner est un être hypersensible. Il a une polarité ying : ce qui sous entend qu’il est intuitif et créatif. Durant son enfance il a dû s’adapter en permanence à son environnement. Ce qui a créer une peur terrible du rejet. D’où son masque de fuite.

Au fond de lui son enfant intérieur est « intact »: il vit. J’aime utiliser l’image d’un chateau fort dans lequel vit son enfant. Ce chateau fort lui permet de rester à distance des autres, ou en tout cas il décide lui même de l’intensité de chacune des relations qui l’entourent. Donc son enfant malgré son  insécurité affective dù à ses relations familiales, vit protéger par son masque de fuite.

Tous deux souffrent de dépendance affective mais réagissent de façon différente à celle ci.

Le runner sera dans l’adaptation permanente alors que le chaser sera dans le sauveur/victime. Le chaser ne vit que pour sa flamme. Il veut sauver, prendre des responsabilités qui ne sont pas les siennes et parfois se rend coupable de la fuite du runner.

Le contrôle du chaser : c’est ce qui va faire peur au runner, qui cherche à être libre et surtout pas en lien avec la seule personne qui lui renvoie toute son insécurité. Car le chaser ressent l’intériorité du runner et ça le runner il en a peur : « comment cette personne, qui me connait à peine, ressent tout ce que j’essaye d’enfouir, d’éviter? c’est dangereux!  » voilà ce qui se passe dans la tète du runner.

Il est terrorisé à ouvrir son coeur et d’être rejeté après l’avoir ouvert!

Le runner, par dépendance affective, va papillonner, ne pas s’engager mais malgré tout rester au contact de nombreuses personnes. Il a besoin d’être reconnu, d’être valorisé. Il recherche l’amour. C’est souvent à cause de ce fait là qu’il y a toujours une 3ème personne dans le cercle des flamme jumelle, ce qui réveille en plus la blessure de trahison chez le chaser.

Comment sortir de ces schémas?

Pour s’en sortir il faut faire un travail sur soi, en profondeur, il n’y a pas de secret 🙂

Chacun d’eux a un travail à faire sur l’enfant intérieur:

Pour le chaser : se reconnecter à son ying, sa sensibilité, ne pas avoir peur d’être vulnérable. Puis se reconnecter à son enfant intérieur, à sa joie de vivre, tout en sortant du contrôle et lâcher prise.

Pour runner : se reconnecter à son yang, c’est à dire oser s’engager dans la vie, oser poser des actions pour lui même et non pour les autres, tout en faisant grandir son enfant intérieur.

Bien sur il y aura du pardon, de la patience, travailler son lien aux parents, des nettoyages karmiques, transgénérationnels, énergétiques, mais rappelons nous que tout cela a été choisi par les âmes.

Donc le chemin est bien de retourner vers soi même.

Marie.

Mon accompagnement ici 

source: vaincre la dépendance affective  de Sylvie Tenenbaum; de la Gémellité à l’Unité de Fabien Marchand